Communauté de Communes des Vallées de Thônes

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Les productions locales

vendredi 10 juillet 2009 , par Florence

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Syndicat Interprofessionnel Reblochon

Le Reblochon

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Ses origines

Le reblochon doit les débuts de sa fabrication au souci d’économie des fermiers des Vallées de Thônes qui, au 13ème siècle, rétribuaient leurs propriétaires en payant une location proportionnelle à la quantité de lait produite par le troupeau. Ainsi, le jour de la mesure, l’alpagiste s’efforçait-il de limiter la traite pour réduire la redevance. Le seigneur parti, il achevait la traite et fabriquait pour son propre usage un petit fromage apprécié : le reblochon, dont l enom vient du mot patois savoyard "reblochi", traire une 2ème fois.

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L’essor de la production

Dès le 17ème siècle, la fabrication du reblochon devint une pratique reconnue mais elle resta longtemps d’usage familial, même si le reblochon était déjà servi sur des tables princières.

A partir des années 1860, sa commercialisation alla croissant, profitant de l’extension du réseau routier et surtout ferroviaire.

Le 20ème siècle confirmant son succès, les producteurs et les affineurs durent, dès 1930, se préoccuper de définir et de limiter son aire de protection et de veiller à la qualité du produit. Le décret d’août 1958, en lui accordant le label AOC, lui fournit les bases fondamentales d’une protection qui sera renforcée et précisée jusqu’à l’an 2000.

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Image du Syndicat Interprofessionnel Reblochon
Fabrication du reblochon

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Images d’Alpages© SEA 74
Salle d’affinage

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Le reblochon aujourd’hui

Depuis plus de 10 ans, la production de reblochon à fortement augmenté. Cette progression, essentiellement marquée pour le reblochon laitier, en vient à se poser la question de débouchés, car la consommation ne progresse plus guère, quand elle ne régresse pas comme ce fut le cas durant la canicule de l’été 2003.

Une telle situation a amené les responsables du Syndicat Interprofessionnel du reblochon à inciter le producteurs à réduire leur production. L’effort est fait sur une plus grande qualité par l’amélioration de la typicité du produit résultant notamment du retour aux ferment d’origine. Bien entendu, l’effort de la profession porte également sur la promotion.

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Syndicat du Chevrotin

Le Chevrotin

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Quelques mots d’histoire

Pendant des siècles, l’élevage des chèvres a eu pour but de satisfaire aux besoins de la consommation familiale. La plupart des familles élevaient sur les petites propriétés, 2 ou 3 chèvres qui fournissaient le lait nécessaire à la fabrication du fromage, la viande et le suif[Le suif est un produit résiduel obtenu par la fonte de la graisse d’espèces animales] pour les chandelles.

A la fin du siècle dernier et au 20ème siècle, l’élevage des chèvres et la fabrication du fromage ont connu, dans la plupart des exploitations, une stagnation par rapport au développement de l’élevage des vaches laitières et de la fabrication du Reblochon. Mais à partir des années 1970, de jeunes agriculteurs ont relancé l’élevage caprin en Hautes Savoie et dans les vallées de Thônes en se spécialisant dans la production du Chevrotin. Regroupés en dans le Syndicat de Chevrotin en 1995, ils ont conduit avec persévérance une procédure de reconnaissance A.O.C., qui a connu un aboutissement favorable avec la reconnaissance officielle donnée par le décret de mai 2002.

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Caractéristiques de la Production

Fromage fermier au lait cru et entier, pesant environ 350g qui appartient à la famille des fromages à pâte pressée non cuite, à croûte lavée. Ce procédé de fabrication, proche de celui du reblochon, s’utilise très rarement pour des fromages de chèvres.

Aujourd’hui, la production de Chevrotin atteint 90 t/an, en provenance d’une quarantaine d’exploitations. Celles-ci sont réparties sur les quatre massifs du Mont-Blanc, du Chablais, des Aravis et des Bauges, et sont peuplés, pour l’essentiel, de chèvres montagnardes de race alpine (production 800 litres de lait/an).

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Apiculture

Pour la sauvegarde de l’abeille noire de Savoie : une nouvelle station de fécondation des reines au fond de la vallée de Montremont

Dans le cadre du Syndicat d’Apiculture de la Haute-Savoie, l’association A.S.A. "Abeille Savoyarde Annécienne", basée à l’école d’agriculture de Poisy, s’est donné pour mission la sauvegarde et la promotion de l’abeille noire de Savoie,race locale adaptée au climat montagnard.

L’élevage se fait à Poisy : prélèvement des larves sur des ruches sélectionnées par biométrie et introduites dans des ruches éleveuses pour obtenir les alvéoles royales qui renferment une reine en formation.

La naissance et la fécondation des reines doivent se faire dans un lieu isolé où l’on installe 5 ou 6 ruches sélectionnées dites "ruches à bourdons".

C’est ainsi qu’en 2008, la commune de Thônes à mis à disposition un terrain à Montremont qui a été équipé de 40 piquets pour recevoir de petites ruchettes appelées "nucléis". Chacune comprend une réserve de sucre candi, 3 à 5 cades bâtis, des abeilles prélevées sur un cadre de couvain [On nomme couvain l’ensemble des œufs, larves et nymphes, protégés par les nourrices (ouvrières d’abeilles)] et une alvéole royale avec la reine prête à naître.

Dès que le "nuckéis" est ouvert et après un vol de reconnaissance, la reine s’envole pour se faire féconder. 8 à 10 jours plus tard, elle commence à pondre pour atteindre un rythme de 1500 œufs/jours.

Après avoir été marquée à la couleur de l’année (rouge en 2008), la nouvelle reine peut être introduite dans une colonie pour remplacer une reine trop vieille qui perd de la fécondité.

En 2008, pour cette 1ère expérience, les 70 "nucléis" installés à Montremont ont donné naissance à 40 jeunes reines.

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